Sénatoriales 2026 : écarté par Les Républicains, Stéphane Le Rudulier choisit la dissidence pour sauver son siège
- 13 juil.
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Mis à l'écart par son parti, le sénateur refuse de renoncer
La campagne des élections sénatoriales prend une tournure explosive dans les Bouches-du-Rhône. Écarté de la liste officiellement soutenue par Les Républicains (LR), le sénateur sortant Stéphane Le Rudulier a décidé de maintenir sa candidature en indépendant, ouvrant un nouvel épisode de tensions au sein de la droite.
Alors que son parti lui a préféré d'autres candidats, l'élu entend défendre son siège malgré un contexte judiciaire particulièrement délicat.

Les Républicains tournent la page
Sénateur depuis 2020, Stéphane Le Rudulier ne figure plus parmi les candidats retenus par la Commission nationale d'investiture de LR pour les élections du 27 septembre.
Le parti a choisi de soutenir une liste d'union de la droite et du centre composée notamment de la sénatrice sortante Valérie Boyer, du maire de Graveson Michel Pécout, de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier.
Une décision qui marque une rupture nette avec celui qui était encore récemment considéré comme l'un des visages prometteurs de la droite.
Une ascension politique brutalement interrompue
Ces dernières années, Stéphane Le Rudulier avait pourtant multiplié les responsabilités au sein de LR.
Proche d'Éric Ciotti lors de la primaire de la droite en 2021, puis soutien de Bruno Retailleau lors de l'élection à la présidence du parti en 2022, il s'était également rapproché, pendant un temps, de Gérald Darmanin.
Très présent dans les médias, notamment sur les chaînes du groupe Bolloré, il apparaissait comme une personnalité montante de la droite parlementaire.

Des affaires judiciaires qui fragilisent sa position
Mais cette dynamique s'est progressivement enrayée.
Le sénateur est aujourd'hui visé par plusieurs enquêtes judiciaires et fait également l'objet d'une demande de levée de son immunité parlementaire, une situation qui a lourdement pesé sur les choix de son parti.
Même si aucune condamnation n'a été prononcée à ce stade, ce contexte a contribué à fragiliser sa position au sein des Républicains.
Une candidature en solitaire
Refusant d'accepter son éviction, Stéphane Le Rudulier a choisi de partir en dissidence.
Cette candidature indépendante risque de compliquer la stratégie de la droite dans les Bouches-du-Rhône, où chaque voix des grands électeurs sera déterminante.
Une division pourrait en effet affaiblir les chances de la liste officielle et redistribuer les cartes lors du scrutin du 27 septembre.
Une campagne sous haute tension

À quelques semaines des élections sénatoriales, cette dissidence illustre les fractures persistantes au sein de la droite française.
Entre rivalités internes, enjeux judiciaires et recomposition politique, le scrutin des Bouches-du-Rhône s'annonce comme l'un des plus observés du pays.
Le résultat dira si Stéphane Le Rudulier parvient à conserver son siège malgré la perte du soutien de son propre parti.




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