top of page
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube

Mobilisation lycéenne : un bâtiment de l’université de Nantes saccagé après son évacuation

il y a 14 heures
3 min de lecture

Des dégradations importantes et plusieurs semaines sans cours annoncées

L’évacuation du bâtiment Censive de l’université de Nantes, samedi 10 octobre au matin, a révélé l’ampleur des dégradations commises pendant son occupation. Mobilisé en soutien au mouvement lycéen, le bâtiment situé sur le campus Tertre était occupé depuis le 7 octobre. L’intervention des forces de l’ordre s’est déroulée sans heurts, mais les dégâts constatés ont provoqué la colère de la direction de l’établissement et une condamnation ferme de la préfecture de Loire-Atlantique.

Une évacuation menée sans heurts, quatre personnes interpellées

La décision d’évacuer les locaux a été prise par le préfet de Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, à la demande de la présidence de l’université. Selon les autorités, le bâtiment était occupé illégalement depuis plusieurs jours.

Samedi matin, les policiers, assistés d’unités de CRS, sont intervenus pour mettre fin à l’occupation. La préfecture a indiqué que l’opération s’était déroulée « dans le calme, sans heurts ». Quatre personnes ont néanmoins été interpellées, sans que les autorités précisent les raisons de ces interpellations.

Cette évacuation intervient alors que la mobilisation lycéenne, engagée depuis plusieurs semaines, commence à s’étendre aux universités. À Nantes, des étudiants occupaient les lieux depuis le mercredi 7 octobre afin d’afficher leur solidarité avec le mouvement.

Mobilier renversé, déchets et inscriptions sur les murs

Après l’intervention, les forces de l’ordre ont découvert d’importantes dégradations dans le bâtiment Censive. Des photographies diffusées par la police et la préfecture montrent du mobilier renversé, des déchets dispersés sur le sol, des tags sur les murs et des pavés entreposés dans plusieurs espaces.

Des inscriptions hostiles aux forces de l’ordre ont également été relevées. Selon une source policière citée par Le Parisien, des dispositifs artisanaux contenant des déjections auraient aussi été retrouvés sur place.

Face à ces constatations, le préfet Laurent Hottiaux a fermement condamné les dégradations. L’état des locaux soulève désormais la question de l’ampleur des réparations nécessaires et des conséquences de cette occupation pour les activités universitaires.

La présidente de l’université dénonce un « saccage »

La présidente de Nantes Université, Carine Bernault, a exprimé sa consternation après avoir découvert l’état du bâtiment. Se disant « dévastée » et « écœurée », elle a rappelé que ces locaux étaient destinés aux études et aux échanges universitaires.

« C’est un lieu d’études, de débats, qui est dégradé. Ce n’est pas un lieu qu’on ferme, qu’on massacre », a-t-elle déclaré, dénonçant les dégâts causés à un espace consacré à la vie étudiante.

La responsable a également expliqué avoir été contrainte de demander l’intervention des forces de l’ordre afin de faire face à une situation devenue, selon elle, particulièrement préoccupante. Elle a évoqué des personnes radicalisées, des appels à la violence et des menaces de mort au couteau visant un élu étudiant. Ces éléments constituent les motifs avancés par la présidente pour justifier sa décision de solliciter l’évacuation.

Des réparations coûteuses et plusieurs semaines de cours suspendus

Invitée sur BFMTV samedi en milieu de journée, Carine Bernault a réitéré sa colère et son indignation. Elle a annoncé avoir porté plainte et évalué le montant des dégâts à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Les conséquences seront également pédagogiques. La présidente a indiqué que les cours ne pourraient pas reprendre dans le bâtiment pendant « plusieurs semaines ». Cette interruption risque de perturber l’organisation des enseignements et le quotidien des étudiants concernés, alors que l’établissement doit désormais évaluer les dommages et organiser la remise en état des locaux.

Cet épisode illustre les tensions provoquées par l’extension de la mobilisation lycéenne aux campus universitaires. Si les étudiants mobilisés entendaient exprimer leur soutien au mouvement, les dégradations constatées à Nantes ont suscité une vive réaction des autorités et de la direction de l’université. La remise en état du bâtiment et les suites de la plainte détermineront désormais les prochaines étapes de ce dossier.

 
 
 

Commentaires


Abonnez-vous pour recevoir notre PBC

About Us

POSTBOY CLUB est une plateforme d'actualités numériques couvrant l'actualité, les divertissements, le sport, la finance et le style de vie, fournissant des mises à jour régulières et des reportages clairs et fiables dans le monde entier.

Téléchargez notre application mobile

Join us on mobile!

Download the “POSTBOY CLUB” app to easily stay updated on the go.

Scan QR code to join the app
Download on the App Store
Get it on Google Play
bottom of page