Explosion à Monaco : la maîtresse de l’homme d’affaires Vadim Ermolaev parmi les victimes, une femme de 30 ans soupçonnée d’avoir posé la bombe
- 3 juil.
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Dernière mise à jour : 6 juil.
Trois jours après la spectaculaire explosion qui a secoué la principauté de Monaco, l’enquête progresse rapidement. Les investigations s’orientent désormais vers une suspecte d’une trentaine d’années, tandis que de nouveaux éléments permettent d’en savoir davantage sur les victimes de cette tentative d’assassinat visant le milliardaire d’origine ukrainienne Vadim Ermolaev.
Une attaque ciblée contre un homme d’affaires sous sanctions

L’explosion s’est produite lundi et visait, selon plusieurs sources concordantes, Vadim Ermolaev, 58 ans, homme d’affaires ukrainien ayant acquis la nationalité chypriote et installé depuis plusieurs années à Monaco.
Depuis décembre 2023, l’oligarque figure sur la liste des personnes sanctionnées par les autorités ukrainiennes. Le Conseil national de sécurité et de défense (NSDC), sur décision du président Volodymyr Zelensky, lui reproche notamment des activités commerciales menées en Crimée après l’annexion de la péninsule par la Russie.
Grièvement blessé lors de l’explosion, Vadim Ermolaev a été hospitalisé. Son pronostic vital n’est désormais plus engagé, selon plusieurs médias.
La femme grièvement blessée serait sa maîtresse
L’identité de la deuxième victime a longtemps suscité la confusion. Dans un premier temps, plusieurs médias avaient affirmé qu’il s’agissait de l’épouse de l’homme d’affaires. Cette dernière a toutefois rapidement démenti avoir séjourné à Monaco au moment des faits.
Selon le Daily Mail, la femme grièvement blessée serait en réalité Anna Nasobina, une avocate ukrainienne de 46 ans installée à Londres. Elle entretiendrait depuis plusieurs années une relation avec Vadim Ermolaev et serait également la mère de leur fils de 13 ans.
L’adolescent, présent au moment de l’explosion, a lui aussi été blessé, mais ses blessures sont moins graves.
Toujours selon le média britannique, Anna Nasobina se trouve dans un état critique. Hospitalisée en soins intensifs, elle aurait été amputée des deux jambes à la suite de l’explosion.
Une femme d’une trentaine d’années désormais recherchée

L’enquête connaît également une avancée majeure concernant l’auteur présumé de l’attentat.
Les images de vidéosurveillance exploitées par les enquêteurs ont d’abord laissé penser qu’un homme avait déposé l’engin explosif. Mais l’analyse plus approfondie des enregistrements conduit désormais les autorités à privilégier la piste d’une femme âgée d’une trentaine d’années.
La suspecte apparaît vêtue d’un large chapeau noir, d’un gilet sombre, d’un pantalon blanc et de baskets claires au moment où elle est filmée dans les rues de Monaco.
Selon Le Figaro, les enquêteurs continuent de privilégier la piste ukrainienne, sans exclure d’autres hypothèses à ce stade.
Une coopération internationale engagée
D’après BFMTV, la police judiciaire monégasque serait parvenue à localiser la suspecte dans un pays européen dont l’identité n’a pas été révélée. Les autorités précisent seulement qu’il ne s’agit ni de Monaco ni de la France.
Une coopération judiciaire internationale a été mise en place afin de permettre son éventuelle interpellation.
Parallèlement, plusieurs médias ukrainiens évoquent différentes pistes concernant le mobile de cette tentative d’assassinat. Ukrainska Pravda rapporte notamment que l’affaire pourrait être liée à un conflit financier impliquant des figures du crime organisé dans la région de Dnipro, sur fond de dettes impayées et d’un différend concernant le partage de territoires d’influence.
À ce stade, ces informations n’ont toutefois pas été confirmées officiellement par les autorités chargées de l’enquête, qui poursuivent leurs investigations pour déterminer les circonstances exactes de cette spectaculaire attaque.




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