Explosion à Monaco contre un oligarque : la principale suspecte a été retrouvée morte en Ukraine
- 8 juil.
- 2 min de lecture
L'enquête sur l'explosion survenue fin juin à Monaco connaît un nouveau rebondissement spectaculaire. Alors qu'une ressortissante ukrainienne de 39 ans faisait l'objet d'un mandat de recherche international pour son implication présumée dans l'attentat visant l'homme d'affaires ukrainien Vadim Ermolaev, les autorités ukrainiennes annoncent avoir retrouvé son corps près de Kiev.
La femme, identifiée par les enquêteurs comme la principale suspecte dans cette affaire, aurait été tuée peu après son retour en Ukraine. Selon les informations communiquées par la police ukrainienne, son corps présentait plusieurs blessures par balle à la tête.

Cette découverte intervient quelques jours seulement après la diffusion d'une notice rouge d'Interpol demandant son arrestation. Les enquêteurs monégasques la soupçonnent d'avoir participé au dépôt d'un engin explosif devant un immeuble de la Principauté le 29 juin dernier.
L'explosion avait fait trois blessés et visait, selon les premiers éléments de l'enquête, l'oligarque ukrainien Vadim Ermolaev ainsi que des membres de son entourage.
Des déplacements retracés après son retour en Ukraine
D'après les autorités ukrainiennes, la suspecte serait rentrée dans son pays le 1er juillet après avoir quitté Monaco en passant notamment par l'Italie puis l'Allemagne, où elle résidait.
Les investigations menées sur place ont permis de retracer ses déplacements et d'identifier plusieurs contacts réguliers avec des proches ainsi qu'avec deux hommes, dont un ancien policier et un employé d'un service de sécurité relevant du ministère de l'Intérieur.
Les enquêteurs affirment également avoir découvert plusieurs transferts d'argent et de cryptomonnaies entre ces individus et la suspecte, des éléments qui auraient renforcé les soupçons concernant leur implication dans cette affaire.

Deux hommes placés en détention
Selon les informations communiquées par la police ukrainienne, l'un des suspects aurait reconnu avoir participé au meurtre de la femme, affirmant avoir agi de sa propre initiative.
Les deux hommes ont été placés en détention provisoire dans le cadre de l'enquête ouverte pour homicide.
Lors des perquisitions, les policiers indiquent avoir découvert dans le sous-sol du domicile de l'ancien policier une pièce décrite comme pouvant avoir servi à des actes de torture. Les enquêteurs poursuivent leurs analyses afin d'établir le rôle exact de chacun des protagonistes.
Monaco poursuit ses investigations
Du côté de Monaco, les autorités judiciaires n'ont pas confirmé officiellement la mort de la suspecte au moment des premières informations en provenance d'Ukraine.
L'information judiciaire ouverte après l'attentat se poursuit sous l'autorité des juges d'instruction monégasques. Les magistrats cherchent notamment à déterminer si la suspecte appartenait à un réseau organisé et à identifier les éventuels commanditaires de l'attaque.
Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que l'engin explosif, jugé relativement sophistiqué, n'aurait pas pu être préparé et déposé par une seule personne.
De nombreuses questions restent ouvertes
La mort de la principale suspecte complique désormais le travail des enquêteurs. Si elle venait à être officiellement confirmée par les autorités monégasques, cette disparition priverait probablement la justice d'un témoin essentiel capable d'éclairer les circonstances de l'attentat.
Les enquêteurs devront désormais s'appuyer sur les éléments matériels recueillis en Allemagne, à Monaco et en Ukraine, ainsi que sur les échanges financiers et les communications entre les différents suspects, afin de comprendre l'organisation de cette tentative d'assassinat.
Entre coopération judiciaire internationale, investigations financières et enquête criminelle, cette affaire est loin d'avoir livré tous ses secrets et pourrait encore connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir.




Commentaires