Emmanuel Macron : « La France est prête à défendre la liberté et le droit, au prix du sang s'il le faut »
- 14 juil.
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Un ultime discours aux Armées marqué par un appel à la mobilisation européenne
À la veille des célébrations du 14-Juillet, Emmanuel Macron a prononcé son traditionnel discours aux Armées dans un contexte international particulièrement tendu. Pour ce qui constitue son dernier discours militaire avant la fin de son second quinquennat en 2027, le chef de l'État a affiché sa détermination à renforcer la défense européenne et à poursuivre le soutien apporté à l'Ukraine face à l'invasion russe.
Devant les autorités militaires françaises, le président de la République a insisté sur la nécessité pour l'Europe d'assumer pleinement sa sécurité et son autonomie stratégique, tout en réaffirmant que la paix demeurait l'objectif premier.
« Nous nous tenons prêts à combattre »
Au cœur de son intervention, Emmanuel Macron a tenu des propos particulièrement fermes sur l'engagement de la France et de ses partenaires européens.
« Oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s'il le faut. »
Le président a toutefois rappelé que la France maintenait une « ligne claire de non-belligérance », excluant toute implication directe dans le conflit opposant la Russie à l'Ukraine.
Selon lui, cette détermination constitue un message adressé à l'ensemble de la communauté internationale afin de démontrer que les démocraties européennes sont prêtes à défendre leurs valeurs si elles venaient à être menacées.

Emmanuel Macron mise sur un « réveil stratégique » de l'Europe
Le chef de l'État s'est également félicité des progrès accomplis en matière de coopération militaire entre les pays européens.
Il estime que, dans les prochaines années, l'Europe disposera de nouvelles capacités communes lui permettant de devenir une véritable puissance stratégique.
Pour Emmanuel Macron, cette évolution marque une rupture avec les divisions qui ont longtemps freiné la construction européenne.
Il a également mis en garde contre la montée des nationalismes, estimant qu'ils risqueraient d'affaiblir les efforts engagés pour construire une défense européenne plus intégrée.
Une coalition internationale réunie à Paris
Quelques heures après son discours, Paris accueille une nouvelle réunion de la « coalition des volontaires », regroupant les pays qui soutiennent militairement l'Ukraine.
Une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement participent à cette rencontre, parmi lesquels le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, ainsi que les présidents des institutions européennes Antonio Costa et Ursula von der Leyen, sans oublier le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte.
Cette coalition travaille notamment sur le renforcement des capacités de défense aérienne de l'Ukraine et sur les garanties de sécurité qui pourraient être mises en place en cas de cessez-le-feu.

Moscou dénonce une coalition « va-t-en-guerre »
La tenue de ce sommet a immédiatement suscité une réaction du Kremlin.
Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a qualifié les pays réunis à Paris de « coalition d'illuminés et de va-t-en-guerre », estimant que leurs dirigeants nourrissaient l'illusion de pouvoir infliger une défaite stratégique à la Russie.
Ces déclarations illustrent la tension persistante entre Moscou et les capitales occidentales, alors que les livraisons d'armes à Kiev se poursuivent.
Le 14-Juillet placé sous le signe du soutien à l'Ukraine
Le lendemain du sommet, le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées portera lui aussi cette dimension internationale.
Près de 500 militaires issus des États membres de la coalition ouvriront le défilé afin de symboliser l'unité des pays engagés aux côtés de l'Ukraine.
Le gouvernement français entend également annoncer de nouveaux soutiens militaires, notamment dans les domaines de la défense aérienne et des systèmes antimissiles.
Une Europe appelée à renforcer son industrie de défense
Au-delà du conflit ukrainien, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de poursuivre les grands projets industriels européens dans le secteur militaire.
Il a notamment regretté l'échec du programme franco-allemand de système de combat aérien du futur (SCAF), qu'il considère comme un projet essentiel pour l'autonomie stratégique européenne.
Le président a appelé les États membres à dépasser les logiques nationales afin de construire une véritable base industrielle de défense commune.
Un contexte militaire toujours très tendu
Sur le terrain, les combats se poursuivent.
Selon les autorités françaises, l'Ukraine intensifie ses frappes contre des infrastructures stratégiques russes, notamment des raffineries et des dépôts pétroliers, tandis que les forces russes continuent leur offensive dans le Donbass, au prix de pertes humaines particulièrement élevées selon plusieurs estimations occidentales.
Dans ce contexte, la coalition internationale prévoit déjà l'organisation d'exercices militaires destinés à préparer une éventuelle force multinationale qui pourrait être déployée en Ukraine si un accord de cessez-le-feu venait à être conclu.




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