Pascal Bataille impuissant face aux incendies en Gironde : « Je n'en ai pas dormi de la nuit »
- 27 juil.
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Depuis plusieurs jours, la Gironde est confrontée à l'un des incendies les plus dévastateurs de ces dernières années. Alimenté par la sécheresse, les fortes chaleurs et des vents violents, le feu a déjà ravagé des dizaines de milliers d'hectares de forêt. Plus de 220 000 personnes ont été évacuées, tandis que les flammes continuent de progresser dangereusement vers l'agglomération de Bordeaux.
De nombreux vacanciers et habitants ont dû quitter leur domicile dans l'urgence, parfois sans savoir s'ils le retrouveront intact. Plusieurs personnalités possédant une résidence dans la région sont également touchées, parmi lesquelles Pascal Bataille.
« Je n'en ai pas dormi de la nuit »
Même s'il se trouve actuellement au Sénégal pour des vacances mêlées à des obligations professionnelles, l'animateur suit la situation avec une profonde inquiétude.

Dans les colonnes du Parisien, il confie :
« Je suis au Sénégal à la fois pour des vacances et des raisons professionnelles mais ma famille, mon fils aîné, mon petit-fils de 9 mois et ma chienne s’y trouvaient. »
Ses proches ont dû être évacués en urgence afin d'échapper aux flammes.
Très loin de la France, Pascal Bataille est resté en contact permanent avec eux.
« J’étais au téléphone avec eux heure par heure, je n’en ai pas dormi de la nuit. »
Une attente angoissante qui l'a laissé totalement impuissant face à la catastrophe.
Une maison située à quelques kilomètres du feu
L'animateur possède une maison au Cap-Ferret, située à seulement 5 ou 6 kilomètres du front du feu.
Même s'il garde espoir qu'elle soit épargnée, il sait que si les flammes atteignaient son quartier, les conséquences seraient dramatiques pour toute la région.
« Si l’incendie s’y propageait, ça signifierait que des centaines d’autres seraient touchées avant. Ça me prend aux tripes de penser à ce que sera la forêt à mon retour. »
Au-delà de sa propriété, c'est surtout la disparition d'un paysage auquel il est profondément attaché qui le bouleverse.
Une catastrophe d'une ampleur exceptionnelle

Les incendies qui frappent actuellement la Gironde sont considérés comme l'un des plus importants sinistres de ces dernières années en France.
Des milliers de pompiers sont mobilisés pour tenter de contenir les flammes malgré des conditions météorologiques particulièrement défavorables. Les communes du Médoc, de Lège-Cap-Ferret et les alentours du bassin d'Arcachon figurent parmi les secteurs les plus menacés.
Plusieurs personnalités ont déjà dû être évacuées, notamment Sophie Davant, William Leymergie, Laura Smet, ainsi que des proches de l'actrice Ingrid Chauvin.
« Personne n’aurait pu l’imaginer »
Pour Pascal Bataille, cette catastrophe dépasse tout ce qu'il avait pu connaître jusque-là, y compris les gigantesques incendies qui avaient déjà frappé la Gironde en 2022.
« Quand je vois que des communes à côté de Bordeaux sont menacées… Personne n’aurait pu l’imaginer il y a quelques jours, c’est hallucinant, épouvantable et incroyable, comme un film de science-fiction. »
Il estime que certaines leçons des précédents incendies n'ont pas été suffisamment tirées.
« Nous n’avons pas suffisamment tiré les leçons de 2022. Ce qui a parfaitement fonctionné, c’est le plan d’évacuation. Mais l’incendie a progressé malgré les coupe-feu. »
Selon lui, si les dispositifs d'évacuation ont permis de protéger la population, ils n'ont pas suffi à empêcher la progression spectaculaire du feu.

« J’en ai pleuré physiquement »
À l'idée de revenir dans une région dévastée, Pascal Bataille ne cache pas son émotion.
« A l’idée de retrouver ces forêts de cendres où j’ai grandi, comme j’ai pu en voir les ravages de l’autre côté dans le bassin d’Arcachon en 2022, j’en ai pleuré physiquement. »
Il pense également aux milliers d'animaux sauvages pris au piège des flammes.
« C’est un déchirement terrible d’imaginer ce petit paradis écologique partir en fumée. Je pense aussi à toutes ces biches, ces chevreuils, ces renards, ces sangliers qui ont dû être pris au piège. Un arrachement. »

Attaché depuis toujours à cette presqu'île où les habitations ont été construites en harmonie avec la nature, il espère que les changements de vent permettront enfin aux secours de reprendre le contrôle de la situation.
« Le vent semble un peu tourner mais ce n’est pas terminé. »
Même lorsque l'incendie sera totalement maîtrisé, la Gironde devra encore faire face à un immense chantier de reconstruction. Il faudra des années pour restaurer les forêts, les écosystèmes et les paysages qui faisaient la richesse de cette région.




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