Après les incendies de Fontainebleau, ce musher doit s’endetter pour nourrir ses 40 chiens
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Depuis les incendies qui ont ravagé une partie du massif de Fontainebleau le 12 juillet 2026, Christian Perlwitz voit son activité de musher quasiment à l’arrêt. Installé dans la région depuis 2014, il emmenait régulièrement ses 40 chiens de traîneau parcourir la forêt. Mais les restrictions d’accès au massif l’empêchent désormais de pratiquer son activité habituelle, alors que les dépenses liées à sa meute continuent de s’accumuler.
Six semaines sans sorties pour la meute
Avant les incendies, les chiens de Christian sortaient régulièrement dans la forêt de Fontainebleau. Ces activités étaient essentielles à leur équilibre et permettaient au musher de poursuivre son travail. Depuis le 12 juillet, la situation a radicalement changé.

Privés de leurs sorties habituelles depuis près de six semaines, les 40 chiens doivent composer avec une routine très différente. Christian explique que rien ne remplace réellement l’activité qu’ils pratiquaient auparavant. Lorsqu’il emmène seulement deux chiens dans une clairière, il doit également composer avec leur excitation et leur énergie accumulée.
Pour un attelage de cette taille, organiser des sorties alternatives avec l’ensemble de la meute reste particulièrement compliqué.
Des dépenses qui continuent malgré l’arrêt de l’activité
Si l’activité professionnelle de Christian est suspendue, les besoins de ses chiens, eux, ne disparaissent pas. Nourriture, soins et entretien représentent des dépenses quotidiennes importantes pour une meute de 40 animaux.
Face à cette situation qui dure, le musher explique avoir dû contracter un prêt afin de pouvoir continuer à nourrir ses chiens. Une décision difficile pour celui qui considère ses animaux comme bien plus que de simples compagnons de travail.
« Ce sont mes enfants », résume-t-il, illustrant l’attachement qui le lie à sa meute et sa détermination à continuer de s'occuper d'eux malgré les difficultés financières.

La réouverture du massif apporte un peu d’espoir
Une grande partie de la forêt de Fontainebleau doit rouvrir au public ce samedi 22 août, plusieurs semaines après les incendies. Cette réouverture pourrait permettre à Christian d’envisager progressivement une reprise de son activité, même si les conditions exactes d’accès et de pratique restent liées aux zones touchées par les feux et aux mesures de sécurité.
Après plusieurs semaines d’interruption, cette perspective représente un soulagement potentiel pour le musher, mais aussi pour ses chiens, qui pourraient retrouver progressivement leur rythme habituel.
Une cagnotte pour aider Christian et ses chiens
Pour faire face aux conséquences économiques de cette période sans activité, une cagnotte solidaire a été lancée afin de soutenir Christian et sa meute. L’objectif est de l’aider à couvrir les dépenses nécessaires pendant cette période particulièrement difficile.

L’histoire de ce musher rappelle les conséquences parfois moins visibles des incendies. Au-delà des hectares de forêt détruits et des restrictions imposées au public, certains professionnels dont l’activité dépend directement du massif peuvent également subir de lourdes pertes.
Pour Christian Perlwitz, l’enjeu est désormais de tenir jusqu’à la reprise de son activité, tout en continuant à assurer le bien-être de ses 40 chiens.




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