« Je suis une miraculée » : traversée par la foudre, une Bretonne témoigne de ses séquelles irréversibles
- 5 août
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Un témoignage qui rappelle le danger des orages
Alors que deux jeunes randonneurs ont été frappés par la foudre lundi dans les Hautes-Pyrénées, le témoignage de Sandrine L’Helias, une habitante de Ploumagoar (Côtes-d’Armor), rappelle avec force que ce phénomène météorologique peut laisser des traces durables chez les survivants.
Le 13 octobre 2020, cette infirmière libérale de 51 ans promenait sa chienne Hadèle près de son domicile lorsqu’un orage a éclaté soudainement. En quelques secondes, elle a été traversée par la foudre, un événement extrêmement rare dont elle porte encore aujourd’hui les conséquences.
« J’ai d’abord cru que j’avais fait un AVC. Je suis une miraculée », confie-t-elle. Si elle a survécu, elle souffre désormais de séquelles irréversibles, notamment d’acouphènes persistants, d’une grande fatigabilité et de troubles qui affectent toujours son quotidien.

Les survivants de la foudre restent méconnus
En France, environ une centaine de cas de personnes survivant à un foudroiement sont déclarés chaque année au Samu. Les spécialistes utilisent le terme « fulguré » pour désigner une personne qui a survécu à un coup de foudre, par opposition au terme « foudroyé » lorsque l’impact est mortel.
Les cas restent relativement rares en Bretagne, où les orages sont généralement moins fréquents qu’en montagne. Toutefois, les experts soulignent que le risque tend à augmenter avec le dérèglement climatique, qui favorise des épisodes orageux plus intenses et plus soudains.
Le témoignage de Sandrine L’Helias s’inscrit dans un contexte où plusieurs accidents liés à la foudre ont récemment rappelé la violence de ce phénomène naturel. Dans les Hautes-Pyrénées, deux randonneurs âgés de 14 et 21 ans ont été grièvement blessés après avoir été frappés par la foudre en altitude, leur pronostic vital ayant été engagé au moment de leur prise en charge.
Des effets physiques encore mal compris
Selon les spécialistes, les conséquences d’un coup de foudre ne se limitent pas aux brûlures ou aux lésions visibles. Les survivants peuvent présenter des atteintes neurologiques, auditives, cognitives ou cardiovasculaires parfois durables.
Le Dr Foussat, présenté comme le seul kéraunopathologue en France, rappelle que les effets physiques de la foudre sur le corps humain demeurent encore insuffisamment connus, ce qui complique souvent la reconnaissance et la prise en charge des symptômes persistants.
Pour Sandrine, les années ont passé, mais certains troubles sont toujours présents. La fatigue intense, les acouphènes et d’autres manifestations invisibles continuent de perturber sa vie professionnelle et personnelle, malgré les soins et le temps écoulé depuis l’accident.
La prudence reste essentielle face aux orages
Les météorologues rappellent que la foudre peut frapper même lorsque l’orage semble encore éloigné. Les espaces dégagés, les sommets, les crêtes, les plans d’eau ou encore les arbres isolés constituent des zones particulièrement exposées.
Les autorités recommandent de renoncer à une randonnée lorsque des orages sont annoncés, de quitter immédiatement les zones élevées dès les premiers grondements de tonnerre et de s’abriter dans un bâtiment ou un véhicule fermé lorsque cela est possible.
L’histoire de Sandrine L’Helias rappelle qu’un orage peut transformer une promenade ordinaire en drame en quelques instants. Son témoignage met en lumière une réalité souvent méconnue : survivre à la foudre est possible, mais les conséquences peuvent accompagner les victimes pendant toute leur vie.




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