Le maire d'Alès évacué en pleine nuit après de nouvelles menaces de mort de la DZ Mafia
- 22 juil.
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Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a été discrètement évacué de son domicile dans la nuit après avoir reçu de nouvelles menaces attribuées à la DZ Mafia, poussant les autorités françaises à renforcer considérablement sa protection.
Le maire LR d'Alès était déjà placé sous protection policière depuis vendredi dernier après avoir reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm et découvert des inscriptions menaçantes sur les murs de sa propriété. Les menaces étaient signées « DZNG », en référence à DZ Mafia Nouvelle Génération, une faction dissidente de la tristement célèbre organisation criminelle DZ Mafia.
Selon les autorités françaises, ces nouvelles menaces ont conduit à son évacuation d'urgence dans la nuit de lundi à mardi. Le ministère de l'Intérieur a confirmé que des mesures de sécurité renforcées avaient été mises en place à la suite de menaces répétées visant l'élu. Une enquête pour menaces de mort et actes d'intimidation a été ouverte et confiée conjointement au commissariat d'Alès ainsi qu'à la division gardoise de la lutte contre la criminalité organisée.

Les enquêteurs estiment que ces intimidations sont directement liées au soutien affiché de Christophe Rivenq envers les forces de l'ordre dans leur lutte contre le trafic de stupéfiants. Le maire s'est régulièrement engagé aux côtés de la justice et de la police dans les opérations visant les réseaux criminels, alors que la DZ Mafia tente, depuis 2025, d'étendre son influence à Alès afin de prendre le contrôle des réseaux locaux de narcotrafic. Christophe Rivenq avait récemment confié n'avoir « jamais reçu des menaces de cette ampleur ».
Cette affaire a suscité une vague de réactions à travers la classe politique française. Des responsables de tous bords, parmi lesquels Marine Le Pen, Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, ont exprimé publiquement leur soutien au maire d'Alès. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé « un acte d'intimidation » et assuré que tout serait mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, qu'il considère comme présentant un risque réel de passage à l'acte.
Cette nouvelle affaire illustre les inquiétudes croissantes liées à l'emprise grandissante du crime organisé en France. Elle met également en lumière les risques de plus en plus importants auxquels sont confrontés les élus locaux qui s'opposent ouvertement aux réseaux de narcotrafic.




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