Affaire Delphine Jubillar : deux fémurs retrouvés, un corps enterré « à mains nues »… Ce que révèlent les premières fouilles dans le Tarn
- 17 juil.
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Une avancée majeure après plus de cinq ans d'enquête
L'affaire Delphine Jubillar connaît un tournant historique. Plus de cinq ans après la disparition de l'infirmière de 33 ans, les indications fournies par son mari, Cédric Jubillar, ont conduit les enquêteurs vers un site où des ossements ont été découverts jeudi 16 juillet dans le Tarn.
Le peintre-plaquiste de 38 ans, qui a récemment reconnu sa responsabilité dans la mort de son épouse après avoir nié les faits pendant des années, a été extrait de sa cellule afin d'accompagner les gendarmes sur les lieux qu'il affirme être ceux où il avait abandonné le corps en décembre 2020.
Les recherches se sont déroulées dans un secteur situé entre Villeneuve-sur-Vère et Mailhoc, à une dizaine de kilomètres seulement de l'ancien domicile du couple à Cagnac-les-Mines.

Deux fémurs découverts lors des premières fouilles
Au cours des premières opérations, les enquêteurs ont mis au jour deux fémurs, retrouvés grâce à une mini-pelleteuse utilisée pour sonder le terrain.
À ce stade, l'identité des ossements n'a pas encore été officiellement confirmée. Ils ont été transférés à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Pontoise, où des analyses ADN doivent déterminer s'ils appartiennent bien à Delphine Jubillar.
Malgré cette attente, l'avocat de Cédric Jubillar, Me Pierre Debuisson, a estimé qu'il était « hautement probable » que les restes découverts soient ceux de la jeune mère de famille.
Un terrain jamais exploré par les enquêteurs
Selon plusieurs sources proches du dossier, le champ dans lequel les ossements ont été retrouvés n'avait jamais fait l'objet de fouilles depuis le début de l'enquête.
Cette découverte expliquerait pourquoi les nombreuses recherches menées ces dernières années étaient restées sans résultat.
Toujours selon les premiers éléments de l'enquête, le corps aurait été enterré dans des conditions particulièrement sommaires.
Les enquêteurs privilégient l'hypothèse d'une fosse creusée sans outil, directement à mains nues, avant que le corps ne soit recouvert de terre. Les ossements retrouvés étaient dispersés et relativement peu profondément enfouis.
Un lieu que Cédric Jubillar connaissait parfaitement
Lors de ses nouvelles déclarations, Cédric Jubillar a expliqué connaître précisément cette parcelle.
Selon les informations recueillies, il avait travaillé quelque temps auparavant sur un chantier situé à proximité, ce qui lui aurait permis de repérer cet endroit isolé.
Ces précisions ont conduit les gendarmes à concentrer immédiatement leurs recherches sur cette zone, où les premiers résultats sont rapidement apparus.
Les recherches se poursuivent
Les fouilles ne sont pas terminées.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de retrouver d'autres ossements ou d'éventuels éléments susceptibles d'éclairer les circonstances exactes de la mort de Delphine Jubillar.
Ces recherches pourraient également permettre de confirmer ou de confronter les nouvelles déclarations de Cédric Jubillar avec les constatations scientifiques.

Une affaire qui bouleverse la France depuis 2020
Delphine Jubillar avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, laissant derrière elle ses deux jeunes enfants.
Pendant plus de cinq ans, son mari avait nié toute implication malgré de nombreux éléments à charge. Ce n'est que début juillet 2026 qu'il a finalement reconnu sa responsabilité, évoquant devant la justice « un acte abominable » et acceptant de révéler l'emplacement où il avait dissimulé le corps.
Si les analyses ADN confirment que les ossements retrouvés appartiennent bien à Delphine Jubillar, cette découverte mettrait fin à l'un des plus grands mystères judiciaires de ces dernières années et pourrait apporter des réponses longtemps attendues par la famille de la victime, à quelques semaines seulement du procès en appel de Cédric Jubillar.




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