Accident aérien à Salon-de-Provence : un avion d’entraînement détruit après un atterrissage d’urgence, les deux pilotes indemnes
- il y a 5 jours
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Un avion d’entraînement de la base aérienne de Salon-de-Provence a dû se poser en urgence lundi 17 août sur la D113, près du secteur de Bel-Air. L’appareil a été détruit après avoir heurté une barrière de sécurité et pris feu. Les deux pilotes, qui ont réussi à sortir rapidement de l’avion, sont indemnes. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine exacte de l’avarie à l’origine de l’accident.
Une avarie contraint l’équipage à se poser sur la D113
L’accident s’est produit lundi 17 août 2026, vers 9 h 45, à proximité de Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Un avion d’entraînement appartenant à la base aérienne de Salon-de-Provence, avec deux pilotes à son bord, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence sur la D113.
Selon les premiers éléments communiqués par le général Olivier Kaladjian, commandant de la base aérienne, l’appareil avait subi une avarie qui a conduit l’équipage à rechercher rapidement une zone permettant de se poser. La décision a finalement été prise d’utiliser la route départementale.

Le choix de cette portion de la D113 était loin d’être évident. Le secteur était relativement étroit et bordé d’arbres. Malgré ces conditions difficiles, les deux pilotes sont parvenus à amener l’avion au sol. Le général Kaladjian, qui s’est rendu sur place après l’accident, a souligné qu’ils avaient « extrêmement bien géré l’opération ».
L’appareil n’a cependant pas pu être préservé. Au cours de l’atterrissage, il a heurté l’une des barrières de sécurité installées sur le pont. Le choc a provoqué un incendie, avant que l’avion ne soit finalement détruit.
La violence de l’accident et l’explosion qui a suivi ont provoqué une importante frayeur parmi les personnes présentes dans le secteur. L’accident s’est en effet produit sur un axe routier fréquenté, à proximité immédiate de plusieurs habitations.
Des témoins racontent un avion volant à très basse altitude

Plusieurs habitants du secteur ont été témoins de la scène. Certaines maisons se trouvent à seulement quelques dizaines de mètres du lieu où l’appareil s’est écrasé. Pour les riverains, la scène a été particulièrement impressionnante, notamment en raison des flammes et de l’explosion qui ont suivi l’impact.
Une dizaine d’automobilistes se trouvaient également sur la route au moment de l’accident. Parmi eux, Stéphane, un habitant de Salon-de-Provence cité par La Provence, explique avoir vu l’avion arriver en face de lui alors qu’il circulait sur la D113.
L’appareil volait alors très bas. Le témoin a immédiatement pensé qu’il allait s’écraser. Quelques secondes plus tard, après que l’avion est passé au-dessus de son véhicule, il a effectivement vu l’accident se produire.
Il s’est alors arrêté et a fait demi-tour pour tenter de venir en aide aux occupants. Mais lorsque le témoin est revenu sur les lieux, les deux pilotes étaient déjà sortis de l’appareil. L’intervention rapide des secours a ensuite permis de prendre en charge la situation.
La présence de nombreux véhicules sur la route au moment de l'accident aurait pu rendre les conséquences encore plus lourdes. L'article ne fait toutefois état d'aucune victime parmi les automobilistes ou les riverains.
Les deux pilotes indemnes après l’accident

Le principal soulagement après l’accident concerne l’état de santé des deux membres d’équipage. Malgré la destruction complète de l’appareil, les deux pilotes sont sortis indemnes de l’avion.
Ils ont fait l’objet d’examens médicaux après l’accident. Une prise en charge psychologique a également été mise en place afin de les accompagner après cette expérience particulièrement éprouvante.
Selon les informations communiquées par La Provence, l’objectif est de permettre leur rétablissement complet et leur retour au vol dans les meilleures conditions.
Le fait que les deux pilotes aient pu quitter rapidement l’appareil a également été déterminant alors que celui-ci était en flammes. Un témoin arrivé sur place quelques instants après l’accident explique avoir craint que les occupants ne puissent pas sortir en raison de l’incendie.
Les circonstances exactes de l’atterrissage d’urgence restent toutefois à établir. L’enquête doit notamment permettre de comprendre l’origine de l’avarie qui a contraint l’équipage à abandonner son vol normal et à se poser sur la D113.
Les enquêteurs examinent les débris de l’avion
Après l’accident, les opérations se sont poursuivies sur le lieu du crash afin d’examiner les restes de l’appareil et de sécuriser la zone.
Les enquêteurs ont notamment procédé à un examen approfondi des débris de l’avion. Ces investigations doivent contribuer à déterminer les circonstances précises de l’avarie et la succession des événements ayant conduit à l’atterrissage d’urgence.
Une autre opération de sécurité particulièrement importante a également été menée dans l’après-midi. Vers 15 heures, des démineurs sont intervenus sur les lieux pour neutraliser les dispositifs pyrotechniques associés aux sièges éjectables.
Ces systèmes n’avaient pas été détruits par les flammes. Ils représentaient donc encore un risque potentiel et devaient être neutralisés afin d’écarter tout danger supplémentaire pour les personnes présentes dans le secteur.
Les démineurs ont procédé à leur mise à feu contrôlée. Cette intervention faisait partie des opérations de sécurisation du site après la destruction de l’avion.
Une enquête désormais déterminante pour comprendre l’accident
Si les premières informations permettent déjà de reconstituer les grandes étapes de l’accident, plusieurs questions restent ouvertes. L’élément désormais central de l’enquête est l’avarie qui a conduit l’équipage à interrompre son vol et à effectuer un atterrissage d’urgence.
Les pilotes ont ensuite dû choisir une zone permettant de tenter de poser l’appareil alors que les possibilités étaient limitées. La D113 a finalement été retenue. L’atterrissage a permis aux deux membres d’équipage de survivre, mais l’appareil a heurté une barrière de sécurité avant de prendre feu.
L’accident n’a donc pas fait de victime parmi les deux pilotes ni, selon les informations disponibles dans l’article, parmi les personnes présentes au sol. Il a néanmoins suscité une forte inquiétude dans ce secteur de Salon-de-Provence, en raison de la proximité des habitations et de la circulation routière.
Les investigations se poursuivent désormais pour déterminer précisément ce qui s’est produit à bord de l’avion avant l’atterrissage forcé. L’examen des débris et les éléments recueillis sur place devront permettre d’apporter des réponses sur l’origine de l’avarie.
Pour les habitants et les automobilistes qui ont assisté à la scène, l’issue aurait toutefois pu être beaucoup plus dramatique. L’avion a été entièrement détruit par l’incendie, mais les deux pilotes ont réussi à sortir rapidement de l’appareil et à être pris en charge par les secours.




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